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Aide gratuite pour les victimes d'agression sexuelle : Juripop veut répéter l'expérience


Sophie Gagnon, directrice générale de Juripop Photo : Radio-Canada

Plusieurs personnes se disant victimes d'agression ou de harcèlement sexuels ont bénéficié des services gratuits de la clinique d'information juridique tenue cette fin de semaine à Montréal. Les organisateurs dressent un bilan positif de l'événement et envisagent même de répéter l'expérience.


La clinique, organisée par Juripop et le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC), permettait aux participants de consulter des professionnels comme des avocats criminalistes, des avocats spécialisés en droit du travail, ainsi que des intervenants sociaux venant du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) et du Groupe d'aide et d'information sur le harcèlement sexuel au travail (GAIHST).


En entrevue à Radio-Canada, la directrice générale de Juripop, Sophie Gagnon, a salué la collaboration des intervenants sociaux avec les avocats.


« Juste les avocats, tous seuls, on n’aurait pas été capables. Les intervenants sociaux sont outillés et formés pour accompagner les gens de manière psychosociale », souligne Sophie Gagnon. « Il y a tout un lot d’émotions qu’il faut gérer » et cela relève des intervenants sociaux, ajoute-t-elle.


Le portrait des personnes qui se sont confiées aux avocats et aux intervenants est divers. « Il y avait des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes », qui viennent de tous les milieux, soutient Mme Gagnon.


Plusieurs personnes croient qu’il y a un délai de prescription pour les agressions sexuelles. Photo : iStock

Aider à briser le silence


Au-delà des freins à la dénonciation que constituent les émotions, « les méconnaissances qui entourent le système judiciaire puis l’enquête policière » sont des obstacles importants, affirme Sophie Gagnon.


Elle rapporte que plusieurs participants de la clinique « pensaient que si ça avait été commis il y a longtemps, ça ne pouvait pas être sanctionné », croyant entre autres à un délai de prescription.


Mme Gagnon précise que l’objectif d'un tel événement « n’était pas d’inciter à la dénonciation, parce que ce n’est pas la démarche la plus appropriée pour tout le monde ». Elle souhaite toutefois que cela mène à des dénonciations.


« On pense des fois que juste une main sur une fesse, ce n’est pas une agression sexuelle, mais c’en est une. Nommer ces choses-là et les identifier a autonomisé beaucoup de personnes », estime la directrice générale de Juripop.


Pris de: https://ici.radio-canada.ca

Le 28 octobre 2017

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