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Dénonciations de gestes à caractère sexuels : Québec passe à l’action


Le gouvernement passe à l’action devant l’explosion des dénonciations comme celles visant Gilbert Rozon: en plus d’allonger 1 M$ pour l’aide aux victimes, Québec pourrait rendre les cours d’éducation sexuelle obligatoires et cesser de subventionner Juste pour rire.

Marc-André Gagnon

Le gouvernement passe à l’action devant l’explosion des dénonciations comme celles visant Gilbert Rozon: en plus d’allonger 1 M$ pour l’aide aux victimes, Québec pourrait rendre les cours d’éducation sexuelle obligatoires et cesser de subventionner Juste pour rire.


«C’est des choses qu’on devra analyser très très sérieusement», a déclaré la ministre du Tourisme, Julie Boulet, lorsque questionnée à savoir si les subventions gouvernementales accordées à l’entreprise fondée par Gilbert Rozon seront maintenues.


«Ce n’est pas certain, a laissé planer la ministre à la sortie du caucus libéral.


Dépendamment de la suite des choses et de l’organisation qui restera en place, on verra comment le gouvernement s’inscrit. »


Selon une compilation effectuée par notre Bureau d’enquête, les différentes entités de Juste pour rire ont touché plus de 10 M$ en subventions du gouvernement du Québec depuis 2012.


« Évidemment, Juste pour rire et toutes ses productions, ce sont des moteurs touristiques importants », a rappelé la ministre du Tourisme. [...] Il faudra voir quels seront les impacts sur l’image de cette entreprise-là à l’international.»


À l’instar de Mme Boulet, Philippe Couillard a condamné les gestes allégués. Le premier ministre dit avoir été « surpris et attristé » en apprenant les allégations qui pèsent contre M. Rozon.


« Il faut faire attention de ne pas confondre la personne qui fait l’objet d’allégations et l’organisation, l’événement lui-même, qui est bénéfique pour Montréal », a souligné Philippe Couillard, en marge de l’inauguration de la centrale Romaine-3.


Éducation sexuelle


Pressé par les partis d’opposition de ramener sans délai les cours d’éducation sexuelle à l’école, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a expliqué qu’il lui est, pour l’instant, impossible de procéder aussi rapidement.


Malgré différents projets pilotes auxquels une trentaine d’écoles ont participé depuis 2015, seulement 200 écoles ont intégré le contenu du cours cet année.


« Dès l'an prochain, je souhaiterais que ce soit obligatoire. Je vais travailler en ce sens », a-t-il déclaré en chambre.


Dans l’attente, il invite les écoles à enseigner la matière à leurs élèves dès maintenant plutôt qu’attendre à la prochaine rentrée scolaire, en 2018.


« Dès cette année, l'ensemble des écoles du Québec pouvait adhérer et inclure, dans leur programme, ces cours », a-t-il rappelé.


Un million pour les organismes


Devant une hausse « appréhendée » du nombre de signalements, le gouvernement a par ailleurs débloqué une somme supplémentaire d’un million de dollars pour soutenir les organismes d’aide aux victimes.


« C’est une sorte d’ouragan social auquel on fait face », a résumé la ministre responsable de la Condition féminine, Hélène David, en point de presse avec la ministre déléguée aux Services sociaux, Lucie Charlebois.


- Avec la collaboration de Marie-Christine Trottier, Agence QMI


Pris de: http://www.journaldemontreal.com

Le 19 octobre 2017

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