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Harcèlement et intimidation au CFP de Jonquière: d'autres présumées victimes parlent


Capture d'écran TVA Nouvelles

SAGUENAY | Le reportage de TVA Nouvelles au sujet du climat de terreur qui semble perdurer au Centre de formation professionnelle (CFP) de Jonquière, à Saguenay, continue de provoquer une onde de choc.


Six enseignants et ex-enseignants en charpenterie-menuiserie avaient accepté de briser le silence sur un climat de travail nocif. Ces employés se disaient victimes de harcèlement et d'intimidation.


Jeudi, d'anciens enseignants du Centre de formation professionnelle de Jonquière affirment que cette situation malsaine est répandue dans plusieurs départements de l'établissement et qu'elle perdure depuis plus d'une dizaine d'années.


Ancien professeur en réfrigération et en plomberie au CFP, Charles Marchand, est ébranlé par ce qu'il entend depuis quelques jours. «Moi, je veux dire haut et fort que j'ai vécu la même chose que ces personnes-là vivent», a-t-il dit.


M. Marchand est sous le choc de voir que rien n'a changé, même après tant d'années. «Si j'avais un titre à écrire, j'écrirais cancer généralisé au CFP de Jonquière», a-t-il dit.


«Pour avoir vécu la même situation, ça me rappelle des souvenirs. Des mauvais souvenirs, de vrais souvenirs de harcèlement, d'isolement», a soutenu un autre ex-professeur du centre de formation, qui souhaite pour sa part garder l'anonymat.


D'anciens enseignants et d’actuels professeurs montrent du doigt la haute direction. Ils doutent que le directeur général de la Commission scolaire de la Jonquière, Claude Couture, soit capable de gérer la crise puisqu'il était lui-même directeur du CFP lorsque ce climat aurait été instauré.


«Pour moi, c'est la haute direction le problème. C'est à eux de faire des mouvements. C'est eux qui mènent», a dit Charles Marchand.


«[Les dirigeants] étaient supposés de le régler. Mais ce n'est pas réglé. Je le vois aujourd'hui que ce n'est pas réglé», a indiqué un autre ancien enseignant, Michel Goulet.

«J'appelle ça un règne. Diviser pour mieux régner», a poursuivi l'ex-employé qui ne veut pas être identifié.


Rencontre des commissaires mardi

Le président de la Commission scolaire de la Jonquière, Éric Bergeron, est ébranlé par les témoignages diffusés par TVA Nouvelles. Il affirme que la situation est prise très au sérieux.


«Le conseil des commissaires va s'assurer que tout a été respecté, que nos gens ont reçu les plaintes, qu'il y a eu des suivis et que ç’a été traité. J'ai demandé des rapports et des suivis de ces plaintes-là», a expliqué M. Bergeron.


Les commissaires se rencontreront à huit clos mardi prochain. Des mesures correctrices pourraient être prises.


«Si ça se doit, c'est certain qu'on va faire des changements», a-t-il ajouté.


Le président encourage d’ailleurs les professeurs coincés de ce climat malsain à continuer de dénoncer.


Pris de: http://www.journaldequebec.com

Le 02 novembre 2017


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