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Harcèlement sexuel : l'inaction de Regina condamnée


Un rapport condamne le manque d'actions de la Ville de Regina dans une affaire de harcèlement sexuel Photo : iStock

La Commission des relations du travail de la Saskatchewan condamne le manque d'actions de la Ville de Regina et de la section locale 21 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) dans une affaire de plaintes de harcèlement sexuel.


Un texte d'Amélia MachHour


Le rapport de la Commission déposé le 3 octobre 2017 se penche sur le cas de 41 plaintes déposées par trois femmes travaillant dans le site d’enfouissement municipal.

La vice-présidente de la Commission, Graeme Mitchell, affirme que le syndicat n'a pas seulement failli à sa tâche, mais que les femmes ont également été victimes de discrimination. Les plaintes déposées entre février et avril 2014 accusaient cinq collègues masculins d'inconduites sexuelles. Ces collègues appartiennent à la section locale 21 du syndicat.


La Commission a conclut, après avoir étudié les observations des avocats et les éléments de preuves, que les allégations qui ont été portées contre les cinq employés du dépotoir sont crédibles et fiables. Dans leurs témoignages, les femmes disent avoir été victimes de harcèlement sexuel et de discrimination liée au sexisme.


Le rapport ne détaille pas les incidents. Graeme Mitchell les qualifie « de très sérieux », au point où les trois présumées victimes « ont quitté leur travail et vivent avec un traumatisme émotionnel et psychologique important. » La Commission condamne ainsi la section locale 21 du SCFP qui n'a pas soutenu les présumées victimes alors qu'elles étaient dans une situation précaire et qu'elles étaient extrêmement vulnérables.


Après avoir essayé de parler au syndicat des incidents qu'elles ont vécu, et ce sans succès, les femmes se sont tournées vers la Ville de Regina. La Ville a retenu, début 2014, les services d'un enquêteur indépendant qui a conclut que la plupart des plaintes étaient bien fondées. La Ville n'a cependant rien fait, affirme le rapport.


La Commission, dans son rapport, vient à se questionner sur l'efficacité de la politique sur l'harcèlement au travail de la Ville. La Commission se demande également « à quel point la Ville de Regina prend cette politique et les allégations de harcèlement sexuel commis par ses employés au sérieux. » En effet, dit-elle, les cinq employés n'ont jamais reçu de sanctions disciplinaires.


Le rapport est très clair sur le fait que le manque de réponse et de soutien de la Ville est « très inquiétant, même troublant, » d'autant plus que le Ville de Regina aurait menacé les femmes avec des mesures disciplinaires.


La Ville n'a pas voulu se prononcer sur le cas. Elle affirme par contre que plusieurs mesures ont été mises en place depuis les incidents, dont une politique et une formation obligatoire sur le respect en milieu de travail.


Le syndicat concerné, quant à lui, n'a pas répondu aux demandes d'entrevues de Radio-Canada.


Les trois femmes ont réglé leurs griefs avec la Ville avant la décision de la Commission des relations du travail.


Pris de: https://ici.radio-canada.ca

Le 31 octobre 2017

Groupe d'aide et d'information sur le harcèlement sexuel au travail de la province de Québec inc.

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