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La demande d'action collective contre Gilbert Rozon autorisée


TVA Nouvelles

Le regroupement de femmes accusant Gilbert Rozon d’être un «prédateur sexuel» vient d’obtenir l’autorisation de le poursuivre en action collective, pour au moins 10 millions $.


«Si [le regroupement de femmes Les Courageuses] n’était pas autorisée à intenter la présente action collective, il est fort probable que de très nombreuses victimes seraient privées de l’exercice de leurs droits en justice », conclut le juge Donald Bisson dans un jugement de 40 pages rendu ce matin, au palais de justice de Montréal.


L’ex-magnat de l’humour, qui s’opposait à cette poursuite civile, essuie ainsi un deuxième revers dans ce dossier, lui qui avait tenté d’éliminer les termes «viol» et « prédateur sexuel» de la demande d’action collective.


Lors des audiences, l’avocat de Rozon avait clamé que charmer avec son pouvoir n’est pas une faute, en référence aux allégations d’une femme qui a instigué l’action collective en affirmant avoir été agressée sexuellement pas l’ancien patron de Juste pour rire.


«Parfois, c’est la perception de la femme qu’elle devait accepter [les avances de Rozon], tout se passe entre les deux oreilles de la supposée victime, ce n’est pas la faute de M. Rozon», a plaidé l’avocat Raymond Doray.


L’avocat avait ajouté que «la sexualité n’est pas en noir et blanc, elle est teintée de gris».


Banalisation grossière


Cette explication a toutefois été balayée du revers de la main par le juge.


«Ces arguments ne correspondent pas aux allégations factuelles de la [victime], qui n’a pas été ‘charmée par son patron’, au contraire, peut-on lire dans le jugement. Le cas de la membre [de l’action collective] ne correspond aucunement à la banalisation grossière et déformée que présente M. Rozon.»


Les avocats de Rozon plaidaient également que la formule de l’action collective n’était pas le bon véhicule, puisque la vingtaine de victimes alléguées avaient toutes une histoire différente.


Mais là encore, le juge leur a donné tort.


«Dans le passé, le véhicule procédural de l’action collective a démontré son efficacité dans les dossiers d’agressions sexuelles, puisqu’il a permis à des centaines de victimes d’avoir accès à la justice du Québec», a expliqué le magistrat en autorisant Les Courageuses à aller de l’avant.


Avec cette étape franchie, Rozon se rapproche peu à peu d’un procès civil où il devra se défendre d’avoir été un «prédateur sexuel», selon le regroupement de femmes qui le poursuivent. À ce jour, elles sont une vingtaine, mais le nombre pourrait augmenter, ont prévenu les avocats du groupe. Elles auraient été agressées par Rozon entre 1982 et 2016.


Les femmes réclament des dommages pour chacune d’entre elles, ainsi que 10 millions $ à partager.


Pris de: http://www.tvanouvelles.ca/

Le 22 mai 2018

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