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#pasunepoupée : des journalistes veulent que cessent la violence et le harcèlement


Des journalistes de la région ont lancé la campagne #pasunepoupée pour dénoncer le harcèlement sexuel dont sont victimes les travailleuses de l'information sur le terrain et les réseaux sociaux. Photo: Radio-Canada / Gilles Munger

Radio-Canada


Des femmes journalistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean en ont assez des gestes disgracieux posés à leur endroit et lancent une campagne d'information et de sensibilisation. L'exercice est chapeauté par la section régionale de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).


Une vidéo intitulée #pasunepoupée a été lancée, mercredi, pour contrer la violence et le harcèlement.


Dans la vidéo, les professionnelles de l’information lancent un cri du cœur et demandent aux hommes de cesser de les agresser physiquement ou verbalement. Elles veulent aussi que prenne fin le harcèlement sur les réseaux sociaux.


Les journalistes de Radio-Canada Mélissa Savoie-Soulières et Claude Bouchard ont pris part au projet pour dénoncer les actes indécents commis sur le terrain ou les messages inappropriés publiés sur les médias sociaux.


Tu m'as envoyé une photo de ton pénis parce qu'à la fin d'un reportage sur les sapins de Noël, je disais d'être fantaisiste. Mélissa Savoie-Soulières, journaliste à Radio-Canada

Sa collègue Claude Bouchard partage aussi son expérience.


Au festival du camionneur, tu as essayé de m'embrasser devant une caméra. J'imagine que c'était pour faire rire le monde. Moi, je n’ai pas trouvé ça drôle, relate-t-elle.


Claude Bouchard a rattrapé celui qui l’a agressée. Il s'est excusé.


Évidemment, c'est quelque chose qui m'a quand même ébranlée, mais je considérais que la personne avait compris, enchaine la journaliste.


Le harcèlement sexuel, ça ne vient pas avec le métier. Ça ne vient pas avec la profession de journaliste, insiste la présidente régionale de la FPJQ, Priscilla Plamondon-Lalancette.

Caroline Labrie, de Bell Média, et Isabelle Tremblay, du Journal de Québec, livrent également un témoignage.


Il y a même des personnes qui m'ont déjà dit : " J'ai un scoop pour toi, j'ai une nouvelle pour toi, mais il va falloir que tu sois fine, fine". Isabelle Tremblay, journaliste au Journal de Québec

Le lancement de la campagne a réuni plusieurs intervenants des milieux journalistique, syndical, municipal et policier.


Le porte-parole du Service de police de la Ville de Saguenay (SPVS), Bruno Cormier, rappelle que ces gestes sont criminels et qu’il faut porter plainte.


Moi, s'il y a du harcèlement, si je reçois quatre fois une photo de la même personne, évidemment, il y aura des procédures qui vont s'entamer, affirme Mélissa Savoie-Soulières.

Dans d’autres cas, les femmes journalistes vont préférer ignorer celui qui cherche de l'attention inutilement.


En fin de journée, mercredi, la vidéo avait été partagée plus de 300 fois sur Facebook.


Pris de: https://ici.radio-canada.ca

Le 01 mai 2019

Groupe d'aide et d'information sur le harcèlement sexuel au travail de la province de Québec inc.

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