• GAIHST

Un an après le #moiaussi

Mis à jour : 15 oct 2018



Un an après le #moiaussi, le Groupe d’aide et d’information sur le harcèlement sexuel au travail a souhaité revenir sur l’impact de ce mouvement libérateur.


Il est important de rappeler que ce mouvement n’est pas aussi récent que ça. En réalité, il est né il y a plus de 11 ans à New York grâce à une femme, Madame Tarana Burke. C’est en 2007 que cette travailleuse sociale œuvrant auprès des new-yorkaises marginalisées lance le «me too movement» en tant qu’initiative populaire de soutien aux victimes d’agressions sexuelles dans les quartiers défavorisés. À l’automne 2017, suite à l’affaire Weinstein, c’est l’actrice Alyssa Milano qui a rendu ce mouvement célèbre avec le #metoo appelant les femmes ayant été victimes de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles à les dénoncer. Ainsi, c’est plus de 12 millions de réponses et de réactions qui ont déferlé sur les réseaux sociaux 24h seulement après l’appel de l’actrice.


En tant qu’organisme venant en aide aux personnes victimes de harcèlement sexuel au travail, nous avons été témoins que ce mouvement a fait bouger les choses.


Tout d’abord, les femmes ont pu retrouver une certaine confiance en elles, les amenant à dénoncer ce qu’elles avaient vécu, que les faits remontent à 1 mois ou 30 ans. Cela a confirmé ce que nous disons depuis de nombreuses années, soit que lorsqu’une femme dénonce, elle ouvre la porte et donne le courage à toutes les autres de le faire.


Ce mouvement a aussi généré une conscientisation de la part de la population sur un sujet souvent mal connu, le harcèlement sexuel. Certains mythes se sont déconstruits et on a alors laissé place à la parole et à l’écoute. En décembre 2017, au Canada, le harcèlement sexuel est choisi comme «Nouvelle de l’année» par les médias Canadiens tandis qu’aux États-Unis, c’est le célèbre journal Time Magazine qui désigne comme personnalités de l’année de «Time» les femmes ayant brisé le silence des violences sexuelles. Le harcèlement sexuel, un enjeu de société propulsé en un rien de temps sur la place publique.

Les entreprises, elles aussi, ont été plus nombreuses en cette dernière année à nous demander de la sensibilisation et de la formation sur le harcèlement sexuel. C’est, sans nul doute, l’un des impacts de ce mouvement #moiaussi. L’éducation reste, sans conteste, l’un des moyens les plus efficaces pour lutter contre cette forme de discrimination et d’abus de pouvoir.


Enfin, les récents changements survenus dans la Loi sur les normes du travail concernant la définition du harcèlement sexuel, la responsabilité de l’employeur et le délai de dépôt d’une plainte en matière de harcèlement au travail n’auraient certainement pas vus le jour aussi rapidement sans ce mouvement.


Aujourd’hui, nous saluons donc la solidarité des femmes, mais surtout leur courage, car c’est elles qui portent, encore aujourd’hui, ce mouvement et en font un message d’espoir. En tant qu’organisme venant en aide aux personnes victimes de harcèlement sexuel au travail, nous continuerons à vous écouter et à vous croire, car le harcèlement, ça fait pas partie d’la job!


GAIHST - 10 octobre 2018

8 vues

Groupe d'aide et d'information sur le harcèlement sexuel au travail de la province de Québec inc.

Adresse
2231, rue Bélanger
Montréal (Québec)  H2G 1C5
info@gaihst.qc.ca

  • LinkedIn Social Icon
  • Facebook Social Icon
  • Twitter Social Icon

Téléphone: 514-526-0789
Télécopieur : 514-526-8891

© 2018 GAIHST