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Un ancien directeur de l’Opéra de Montréal accusé de harcèlement sexuel


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Bernard Uzan, un ancien directeur artistique et général de l’Opéra de Montréal, fait l’objet d’allégations de harcèlement sexuel.


Dans une enquête menée par le «Washington Post», quatre chanteuses accusent celui qui est aujourd’hui codirecteur d’un programme pour jeunes artistes au Grand Opera de la Floride, d’avoir eu des gestes déplacés ou tenu des propos à caractère sexuel envers elles.

Il aurait fait des avances et des attouchements à ces chanteuses, dont il était l’agent, à diverses occasions: lors d'un dîner, en prenant un verre, dans un ascenseur et même en public.


«J’ai reculé et je lui ai dit: "Qu’est-ce que vous faites?", a relaté la mezzo-soprano Carla Dirlikov au «Post», en parlant d’un incident lors duquel M. Uzan aurait posé ses mains sur ses seins dans une salle de répétition bondée. Il m’a répondu: "J’en avais envie."»


Une autre femme s’étant confiée au «Washington Post», la soprano Diane Alexander, a dit que, à l’époque où elle participait à un programme de jeunes artistes à l’opéra de San Francisco, Bernard Uzan l’a prise dans ses bras dans un ascenseur d’hôtel et lui a fait sentir son érection.


M. Uzan a nié catégoriquement avoir eu un comportement inapproprié envers ses anciennes protégées.


«Oui, j’ai probablement flirté avec des femmes, a-t-il indiqué au «Post». Est-ce que j’ai été insistant? C’est impossible. Est-ce que j’ai poussé quelqu’un verbalement à coucher avec moi? Absolument pas.»


Les incidents reprochés à M. Uzan, aujourd’hui âgé de 73 ans, se seraient produits entre 1986 et 2011. Celui-ci a été directeur général de l’Opéra de Montréal de 1988 à 2000 et directeur artistique de 1989 à 2001.


La firme de communications responsable des relations médiatiques de l’Opéra de Montréal n’a pas été en mesure d’indiquer à l’Agence QMI, samedi, si l'Opéra de Montréal avait eu vent d'allégations avant ou après la publication de l'article du «Washington Post», ni s’il y avait eu une plainte dans le passé. Alain Labonté Communications n’a pas indiqué non plus si une enquête sera mise en place par la direction.


Le site internet «Ludwig van Montréal» dit avoir appris que le «Washington Post» a contacté des chanteuses du Québec dans le cadre de son enquête, «sans toutefois que leurs histoires se rendent jusqu’à l’étape de la publication».


Le journal américain a aussi mentionné dans son article d’autres hommes visés par des allégations d’inconduite ou de harcèlement sexuel, dont le chef de l’Orchestre royal du Concertgebouw, Daniele Gatti, et le premier violon de l’Orchestre de Cleveland, William Preucil. Ce dernier a été suspendu pour une durée indéterminée, le lendemain de la publication des allégations le visant.


Pris de: https://www.tvanouvelles.ca

Le 28 juillet 2018

Groupe d'aide et d'information sur le harcèlement sexuel au travail de la province de Québec inc.

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