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Violences sexuelles: plus d'appels dans les derniers jours

Mis à jour : 12 avril 2018

Des organismes qui aident les victimes de violence sexuelle ont reçu plus d’appels au cours des derniers jours de victimes qui avaient elles aussi envie de dénoncer les actes qu’elles ont subi.


«En entendant ce qui s’est dit dans les médias, des victimes ayant vécu il y a un certain temps des agressions ont eu envie d’en parler à une autre personne, de dénoncer», explique Déby Trent, directrice générale du Centre pour les victimes d’agressions sexuelles de Montréal.


L’organisme a reçu 115 appels de ce genre seulement au cours des derniers jours via sa ligne d’intervention téléphonique dédiée aux victimes d’agressions sexuelles.


«On vous croit»


Le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) de Montréal a aussi reçu 50 appels de plus par jour depuis que des dénonciations d’inconduites et d’agressions sexuelles par des personnalités connues ont été rapportées dans les médias la semaine dernière.


Sept organismes se sont regroupés hier pour rappeler aux victimes, à leurs proches et aussi aux témoins que des ressources existaient pour les soutenir, peu importe si une plainte est déposée ou non à la police.


«On vous croit», insiste Marlihan Lopez, agente de liaison pour le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), pour inciter les victimes à faire appel à leurs services,


«La chose que les victimes ont le plus peur, c’est de ne pas être crue. Les intervenants des organismes eux ne portent aucun jugement. On sait que plus tôt une personne va chercher de l’aide plus le processus de rétablissement est rapide», ajoute Marie-Christine Michaud, coordonnatrice du réseau des CAVAC.


Marie-Claude Plourde, qui a vécu une agression sexuelle armée en 2011, a témoigné à quel point le fait d’avoir eu du soutien des organismes l’avait aidé dans sa guérison.

«De pouvoir en parler, c’est vraiment une phase cruciale», insiste-t-elle.


Les hommes aussi


Le Centre de ressources et d'intervention pour hommes abusés sexuellement dans leur enfance (CRIPHASE) a aussi rappelé que ce n’était pas seulement les femmes qui pouvaient être victimes d’agressions.«Même si c’est un homme sur 10 qui sera abusé durant son enfance ou à l’âge adulte contre 1 sur 4 pour les femmes, l’impact sur leur vie est la même. Il est donc aussi important d’aider les hommes», mentionne-t-il.

Voici les ressources disponibles


Centre pour les victimes d’agressions sexuelles

  • Ligne-ressource sans frais pour les victimes d’agressions sexuelles

  • 1-888-933-9007

  • Bilingue, gratuit, 24h/24h

  • Ligne d’écoute pour les victimes

  • Offre du soutien

  • Des informations et des références vers les ressources

  • 80 centres désignés à travers le Québec

  • Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC)

  • Soutient les victimes d’actes criminels et leurs proches, peu important l’acte criminel, que l’auteur du crime soit ou non identifié, arrêté, poursuivi ou déclaré coupable

  • Fait de l’intervention post-traumatique

  • Fournis de l’aide technique (remplir des formulaires pour une indemnisation)

  • Informe la victime sur ses droits et recours

  • Accompagne la victime dans ses démarches

  • cavac.qc.ca

rqcalacs.qc.ca

  • Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS)

  • Travaille sur les conséquences de l’agression sur la personne

  • Groupe de soutien et service d’aide individuel

  • Pas d’obligation de porter plainte

  • Prévention et sensibilisation dans les écoles afin de changer les mentalités

  • Actions pour que des changements politiques s’opèrent afin que cesse la violence faite aux femmes

criphase.org

  • Centre de ressources et d'intervention pour hommes abusés sexuellement dans leur enfance (CRIPHASE)

  • Aide les hommes qui ont été abusés sexuellement dans leur enfance et/ou leur adolescence, et aussi à l’âge adulte

  • Travaille à développer une plus grande compréhension de la problématique des agressions sexuelles commises contre les garçons.

gaihst.qc.ca

  • Groupe d'aide et d'information sur le harcèlement sexuel au travail (GHAIST)

  • Soutiens les victimes de harcèlement sexuel au travail

  • Accompagne la victime pour dénoncer le harcèlement à son employeur ou monter un dossier pour la Commission des droits de la personne ou la police

  • Aide technique si la personne en vient à perdre son emploi (remplir les papiers d’assurance-chômage, par exemple)

  • Écoute, rencontres pour briser l’isolement

  • Sensibilisation et formation des employeurs pour mieux gérer les cas de harcèlement en milieu de travail

ivac.qc.ca

  • Indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC)

  • Accès à des services psychologiques ou d’aide médical

  • Assistance financière ou indemnisation financière possible

  • Date limite et certaines conditions à respecter pour être admissible

cnesst.qc.ca

  • Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST)

  • Chapeaute la loi sur les normes du travail qui contient des dispositions concernant le harcèlement psychologie avec ou sans caractère sexuel en milieu de travail

  • Reçois des plaintes

  • Accompagne des victimes dans les séances de médiation notamment

  • Indemnisation possible

La police de Montréal (SPVM) a aussi mis en place une ligne temporaire de dénonciation pour victimes d'agression sexuelle au 514 280-2079, du lundi au vendredi, entre 7 h et 22 h.


Pris de: http://www.journaldemontreal.com

Marie-Ève Dumont

Le 26 octobre 2017

Groupe d'aide et d'information sur le harcèlement sexuel au travail de la province de Québec inc.

Adresse
2231, rue Bélanger
Montréal (Québec)  H2G 1C5
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